
Buzeins, …sur la route des dolmens
Altitude : 750m / Population : 207 hab.
Présentation
Localisation
Etymologie
L’église St Félix
Le château féodal
Le château actuel
Le château de Buzareingues
Les maisons du XVI et du XVII èmes siècles
Site naturel : le Puech de Buzeins
La Maison des dolmens… au cœur du circuit des dolmens
Équipements touristiques
Présentation
Le petit village antique de Buzeins est un endroit riche en multiples découvertes…Son église, sa fontaine, ses différentes bâtisses à l’architecture typiquement rouergate en font tout le charme traditionnel.
De son "Puech" qui est un ancien volcan, une magnifique vue s'offre sur la vallée de l'Aveyron, les Monts d'Aubrac, le Lévézou et les Cévennes (accès piétonnier à 2 tables d'orientation).
Le bourg de Buzeins se situe sur un petit plateau à cheval sur la vallée de l’Aveyron et celle de Vimenet.
Le village fut bâti dans une zone où l’eau coule en abondance. En effet, l’eau se trouve avoir une importance vitale dans ce bourg et cela se traduit par le soin particulier porté à la création de nombreuses fontaines qui forment un riche patrimoine bâti.
Le Causse, sur lequel se trouve le village de Buzeins, est une aire de peuplement très ancienne : les sites mégalithiques et en particulier les dolmens sont très nombreux sur la commune de Buzeins. L’origine du peuplement remonte au moins à la période gallo-romaine, de nombreux vestiges et objets ont été découverts et identifiés, éléments qui permettent de dater la création du village.
Buzeins se situe, comme les autres communes des alentours, sur la ligne de contact entre le plateau calcaire et les couches imperméables où la résurgence assure l’alimentation en eau au pied des coteaux, libérant ainsi les meilleurs terres pour l’exploitation agricole.
Etymologie
Si l’on se fie à la légende, Buzeins s’appelait Cuges, probablement du nom de l’affluent de l’Aveyron. La légende raconte que ce village, bâti au sommet d’un volcan qui un jour se réveilla et fut en éruption, fut entièrement détruit par cette catastrophe naturelle. On reconstruisit le village sur le Causse, non loin du pic qui le domine aujourd’hui.
Buzeins est connu depuis déjà fort longtemps ; en 942 le village se nommait Buzingis. On reconnaît dans ce nom une racine et une dérivation toponymique germaniques ; c’est pourquoi nous supposons que le domaine de Buzeins appartint à des Germains, au cours des premiers siècles de notre ère (du IIIème au Vème siècles). « Buzo » est un nom de personne, de « bod » qui signifie messager.
« Saint Félix », nom donné à l’édifice, signifie heureux. Plusieurs saints ont porté ce nom (papes, évêques…). Le saint patron de l’église de Buzeins serait un diacre martyr, vénéré en Catalogne (Nord Est de l’Espagne).
Il s’agit d’une église fortifiée, haute de 22 mètres, en forme de croix grecque. Cette forme correspond à la période d’épanouissement des églises fortifiées du Rouergue.
Cet édifice fut construit au XIIIème siècle sur le site d’un ancien fort édifié au XIème siècle puis remanié de 1460 à 1461 (tour fortifiée). L’église subit la tourmente des guerres de religion et fut reconstruite à la fin du XVIème. Elle fut à nouveau transformée au XIXème siècle avec la construction d’un corps de bâtiment de 3 nefs à 4 travées.
Buzeins possédait son château défensif à l’époque féodale ; aucun vestige ne permet d’en déterminer avec exactitude la disposition et l’importance.
Ce château fut détruit pendant les guerres de religion et il n’en reste que les premières pierres d’une tour près de l’église.
Cet édifice semblait se présenter comme une grande bâtisse en quadrilatère avec des tours d’angles rondes ou carrées.
Le château actuel
Situé sur la place centrale du village, il est relativement récent et comporte une tourelle gothique à la base et Renaissance au sommet. Il fut très certainement construit avec les matériaux de l’ancien château. (Brocante devant le château lors de la fête traditionnelle de Buzeins en Août)
A 3 kilomètres à l’Est de Buzeins et à l’origine d’une gorge dévalant vers Cornuéjouls et la vallée de l’Aveyron, s’élève le vieux château de Buzareingues.
En 1372, les anglais venant de Figeac prirent Buzareingues. En 1586, un parti huguenot, aux ordres des capitaines Seguin et Aubin de Marvejols, s’en emparèrent et ne l’évacuèrent plus tard que contre la somme de 350 écus.
Au début du XIXème siècle, Charles Girou de Buzareingues se consacra aux progrès agricoles. En effet, souhaitant transformer ses terres en ferme modèle, il importa en Aveyron des moutons mérinos, des vaches suisses, le premier étalon arabe ainsi que des vaches sans cornes venues d’Asie.
Les maisons du XVI et du XVII èmes siècles
Dans le village de Buzeins, près de l’église, on peut voir des maisons anciennes du XVI et XVIIèmes siècles. Une d’elles porte encore une fenêtre à meneaux et dispose d’une porte avec une tête sculptée sur linteau. Une autre se remarque par ses armoiries et sa tour d’escalier.
Site naturel : le Puech de Buzeins
C’est un volcan dont on peut voir les orgues basaltiques. Il culmine à 864 mètres et offre une vue magnifique sur les Monts d’Aubrac, du Lévézou, des Cévennes, du pays Ruthénois, des Causses de Sévérac et du Comtal. Deux tables d’orientation sur le pic de Buzeins vous permettent de découvrir ces paysages.
Des fouilles successives faites au sommet du Puech de Buzeins ont mis à jour des vestiges de murailles d’un temple romain et autres constructions ainsi qu’un puits, tandis qu’un riche mobilier a été recueilli :
- des tuiles à rebord (« tégulae »), des gros clous
- des statuettes en bronze (un petit lion, Appollon, etc…)
- des médailles à l’effigie de César et au crocodile enchaîné
- des monnaies de bronze du Ier siècle à l’effigie d’Auguste
- des fonds de vases ou amphores
- des poids de tisserands
- et même des haches celtiques
Une partie du mobilier se trouve au musée Fenaille à Rodez.
La Maison des dolmens…au cœur du circuit des dolmens
Inaugurée en octobre 2005, vous trouverez à la Maison des Dolmens une exposition sur les dolmens et la vie des hommes préhistoriques. De manière ludique, vous obtiendrez des informations sur les monuments funéraires, la mise en place d’un dolmen, la vie quotidienne, les étapes du peuplement de la commune de Buzeins, et bien d’autres choses encore.
La Maison des Dolmens est ouverte en continu la journée.
Depuis la Maison des Dolmens, partez à la découverte des dolmens de l’Aveyron, département de France où ces monuments funéraires sont les plus nombreux :
• par un circuit voiture : carte à disposition à l’Office de Tourisme
• par un circuit de randonnée balisé : information à l’Office de Tourisme
Télécharger le circuit au format pdf
Ces deux balades dans la campagne de Buzeins vous entraînent sur les traces de l’histoire et vous font découvrir des vues splendides sur l’Aubrac, le Lévézou et la vallée de l’Aveyron (avec sa faune et sa flore en abondance).
Il est possible de faire une pause gourmande au «Paouzadou», petit restaurant gastronomique, pour vous faire découvrir les spécialités aveyronnaises… Cf. rubrique « restauration ».
• Deux tables d’orientation sur le Puech de Buzeins
• Maison des dolmens : salle d’exposition sur la période préhistorique
• Restaurant Lou Paouzadou : spécialités régionales
• Gîtes : 4 structures
• Aire de pique nique à la fontaine du Théron
Lapanouse-de-Sévérac et son église romane
Altitude moyenne : 776 m / Population : 800 habitants
Histoire du village
L’église
A voir dans les environs
Infrastructures touristiques
Fondée au Moyen-Age par une congrégation de moines panetiers qui cultivaient le blé et faisaient du pain d’où son nom « Panus » puis « Panusia » et enfin « Lapanousia ».
Lapanouse se situe à 2 km de Sévérac au milieu de la riche plaine de l’Aveyron.
La localité est le berceau de la famille de Lapanouse, connue depuis le XIIème siècle. Le château a disparu. Vers 1250, les Lapanouse vendirent leurs biens à Guy de Sévérac et devinrent seigneurs de Loupiac. Les barons de Sévérac y percevaient un péage (XVème siècle).
Lapanouse était une petite ville avec trois portes et quatre faubourgs. Il y avait une léproserie dans les environs.
Lapanouse est fière d’être le village où naquit en 1713 l’illustre philosophe « l’abbé Guillaume-Thomas Raynal, dont vous pouvez découvrir la maison (extérieur).
Cet édifice a subi de nombreuses transformations. De la vielle église du IXème siècle, il ne reste que le chœur extérieur avec la fenêtre axiale du milieu et le porche donnant sur le Midi.
Du XIIème siècle, on peut admirer, à l’extérieur, les modillons à grimaces et, à l’intérieur, des colonnes à chapiteaux, des niches encastrées dans le mur et un sacrarium en fer forgé du XIIème siècle dans lequel, selon la tradition, se trouverait une relique de la Sainte Croix, ramenée par Monet II de Lapanouse qui aurait suivi saint Louis aux Croisades.
Vous remarquerez également les nombreuses chapelles seigneuriales : les familles nobles de la région y ont fait enterrer leurs morts.
De 1560 à 1562, l’église fut pillée et démolie partiellement par les Huguenots durant la guerre civile. Sa restauration, en 1571, donna lieu à des modifications non plus romanes mais gothiques. Le clocher actuel fut construit dans un but défensif en prévision d’un retour offensif des protestants (présence d’une meurtrière dans les murs du clocher).
Durant les guerres de Religion, le culte y fut interdit et l’église demeura fermée pendant cent ans. Sous Louis XIV, on édifia les tribunes latérales (la population augmentant) ainsi qu’un arc de brique.
A la Révolution, elle fut exposée à toutes sortes de profanations. Au-dessus de la chapelle du Rosaire se trouve la chapelle noire : les ouvertures ont été sans doute murées pour y célébrer clandestinement la messe pendant la Révolution.
En 1897, toute la façade occidentale fut remaniée, depuis les années 1950 elle est régulièrement entretenue et restaurée devenant ainsi une des fiertés du village.
A voir dans les environs : manoirs et maisons fortes de la vallée du haut Aveyron
Les nombreux logis seigneuriaux qui apparaissent à la fin du Moyen-Age se distinguent des anciens châteaux-forts. Ceux-ci , dressés dès le Xème siècle sur des pitons rocheux, dominant
des voies importantes, contrôlant le passage des gués sur les grandes rivières, avaient un rôle stratégique. Les nouvelles constructions qui surgissent pendant la guerre de Cent ans et plus encore au XVème siècle pacifié ont pour rôle principal de marquer le statut social de leurs maîtres, issus de la petite noblesse. La grande période de manoirs et maisons fortes correspond, entre guerre de cent ans et de Religion (1450-1550), à une époque où le nombre de nobles est en pleine croissance… La vallée du haut Aveyron, en particulier, recèle nombre de ces petits châteaux bâtis à l’ombre des barons de Sévérac. Beaucoup de ces seigneurs locaux furent les protégés de la famille d’Arpajon. Toutefois, les seigneurs de Sévérac n’étaient guère enclins à voir ces familles de chevaliers s’émanciper. Ainsi par exemple, le repaire de Loupiac (cf. ci-dessous) fut élevé en en 1443 près des ruines d’un ancien château (granges du XIIème siècle) par Guy de la Panouse, évêque de Mende, mais les Sévérac engagèrent une procédure, terminée en 1512, sur la basse justice et le droit de fortifier.
Texte de Claude Petit d’après Patrimoines Pays de Campagnac, Laissac, Saint-Geniez-d’Olt, Sévérac-le-Château, Graphi Imprimeur, 2000.
Château de Loupiac : il s’agit de la seconde résidence de la famille de Lapanouse. Le château actuel, qui aurait fait suite à un château établi à l’Ouest dans la plaine, a été construit en 1443 par Guy, évêque de Mende. C’est une bâtisse carrée munie de quatre tours rondes.
Pendant les Guerres de Religion, Le château fut pris par les catholiques en 1562 et par les calvinistes en 1576. En mars 1793, lors du camp de Lapanouse, le général révolutionnaire Viton en fit le siège, brûla et abattit les parties hautes.
Le bâtiment de grange date des XIème et XIIème siècles.
Le village de Cornuéjouls, l’église Notre-Dame de l’Assomption (XIXème siècle) et la fontaine.
Hameau de la Roquette : on y trouve le manoir de la famille de Guirard, vendu en 1632 à Guillaume Lescure, premier consul de Sévérac. Aujourd’hui, un institut médico-éducatif y a pris place.
Belvezet : château du XVIIIème siècle.
Bessodes-le-Vieux : Vous y découvrirez le manoir de la famille Bessodes, bien connue depuis le XIIIème siècle et dont les membres s’illustrèrent dans leurs fonctions de notaires, prêtres, médecins, marchands,…
• Restaurant Bar Tabac « le Plô » : cuisine régionale, menu routier
• Chambres d’hôtes : 2 structures d’accueil
• Gîtes : 6 structures
• Base nautique : Lac de la Cisba
La vèrnha – Lavernhe "entre fleurs et fontaines,... ses églises romanes"
Altitude : 615 m / Habitants : 243
Présentation
Histoire du village
Les fontaines de Lavernhe
Légende : « Las fadarélas de La Vèrhna »
Le village de Saint Grégoire (Sent Gregori)
L’église de St-Grégoire
Grégoire Ier, dit Grégoire le grand, pape de 590 à 604
Dans les environs
Équipements touristiques
Présentation
Lavernhe est un agréable village blotti aux pieds des monts boisés du Lévézou, au creux de la vallée naissante de l’Olip.
Tout en longeant le Tencil, petit ruisseau enjambé de jolis ponts de pierres et de bois, vous remarquerez, entre autres, l’église du XIème siècle, le curieux portail aux pilastres cannelés de l’ancien manoir et le charme de belles fontaines.
Le comte Raymond de Toulouse donna en 943-944 l'église Saint-Hippolyte à Ramnulfe, abbé de Vabres. Un monastère bénédictin y fut fondé à cette époque. Quand fut créé l'évêché de Vabres, la collation du prieuré revint au Chapitre de Vabres. De grands prieurs s'y succédèrent Bernard de La Tour, élu abbé de Vabres en 1261, Raymond d'Olargues, qui devint évêque de Vabres en 1329, le cardinal Raymond de Mostuéjouls (1332), Aldebert d'Arpajon (1372). La communauté subsista jusqu'au XV è siècle.
Le monastère était important. Il en subsiste des éléments (las clastras).
On attribue aux religieux le détournement du cours de l'Olip, en vue d'assainir la vallée et de créer des prairies.
Il y avait une église dédiée à Saint Mary reconstruite partiellement en 1442.
L'église actuelle est un édifice à abside romane (arrondie avec colonnes engagées, chapiteaux et modillons), remanié en 1650 et en 1933. Cette abside est parente de celles de Lapanouse et de Palmas (canton de Laissac).
Le village fut occupé par les troupes du Dauphin en 1445.
Lavernhe était le siège d'une justice royale (paréage royal au XIVème siècle).
Le petit château, appartenant à une branche de la famille de Prévinquières, puis aux Pégayrolles, fut brûlé le 10 août 1944 par les allemands et reconstruit par M. de Lescure.
Au siècle dernier, une seule fontaine, à tête de lion, alimentait le village alors peuplé de 272 habitants.
Suite à une épidémie de typhoïde en 1912 les villageois construisirent cinq fontaines supplémentaires.
Légende : « Las fadarélas de La Vèrhna »
M. de Lescure possédait un manuscrit dans lequel un de ses ancêtres, contemporain de la Révolution, relatait les légendes du pays que les anciens racontaient en occitan.
« Un vieillard m'assurait quand j'étais enfant - c'est-à-dire vers 1795 -y avoir vu, la nuit au clair de lune, des fadarelles, belles demoiselles habillées de blanc, d'un éclat lumineux, y laver leur beau linge d'une finesse vaporeuse et le battre avec des battoirs d'or et d'argent incrustés de diamants d'une grosseur merveilleuse. Le travail fini, elles réunissaient en faisceau leur brillant trésor sous la garde d'une d'elles tandis que les autres dansaient la ronde en attendant que le linge séchât. S'il avait pu voler une seule battoire, disait ce bonhomme, sa fortune était faite (…). Ce même bonhomme qui avait comme nom Granier croyait aux revenants, aux fées, aux fadarelles dont il avait vu les prodiges en maintes occasions. (Archives de Lescure).
Le village de Saint Grégoire (Sent Gregori)
Non loin de là le magnifique village fleuri de Saint-Grégoire (1er prix régional 1997), vous séduira avec sa remarquable église XIIème dôtée d'un impressionnant "clocher-tour" de près de 20m de haut.
Surplombé par le plateau de Courry (Cap, « camp », barré d’origine celte), Saint Grégoire est un magnifique village aux maisons caussenardes. Orienté au Sud, il domine la vallée de l’Olip et fait face au Pic du Pal (1160 mètres), point culminant du Lévézou.
L’église de St-Grégoire
L'édifice est implanté sur une source qui a fait l'objet d'un culte païen dans les premiers siècles. Des fragments d'objets trouvés témoignent d'une fréquentation gallo-romaine en ce lieu.
L'église du XIème siècle (classée « Monument Historique » en 1929), dont les murs extérieurs de la nef et du chevet à pans coupés atteignent encore une hauteur de 5 mètres, est comblée jusqu'au niveau haut du mur de ceinture et transformée en jardin fleuri.
Cet édifice de 3 nefs à 4 travées, dont les voûtes étaient supportées a l'intérieur par 6 piliers, possédait 3 autels dont l'un était placé sous l'invocation de St Dalmas : évêque de Rodez.
On peut voir encore :
-L'entrée principale protégée dans le narthex dont certains éléments d'architecture sont de tradition carolingienne (motif de vannerie).
-Le mur d'enceinte de la nef, avec une arcade murée de la construction primitive sur la façade Nord, et quelques marches d'un escalier conduisant de la nef à un clocher situé au-dessus de ses voûtes effondrées.
Au XIème siècle, le village, de taille assez importante, se nomme Ville longue. Il possède un château et des remparts avec douves et fossés.
Grégoire Ier, dit Grégoire le grand, pape de 590 à 604
Né à Rome, vers 540, d'une famille noble, riche et sénatoriale, il est l'un des personnages les plus puissants de toute l'Italie.
Nommé diacre par le pape Pelage II, il sera son représentant auprès de l'empereur de Constantinople de 579 à 585. Rappelé à Rome, il retourne à St André comme abbé.
En 590, la peste emporte Pelage Il ainsi qu'une partie de la population romaine.
Élu à l'unanimité, Grégoire devient l'un des rares pontifes issu d'un monastère.
En 591, il développe un ouvrage, Le livre de la règle pastorale, dans lequel il est écrit que l'évêque doit allier une grande charité envers les individus, un sens pédagogique qui le conduit à s'exprimer différemment selon les publics et un sens aigu du respect que l'on doit à la place que sa charge lui donne dans l'Etat.
Dans le domaine liturgique, Grégoire manifeste le même souci de cohérence en apportant les dernières retouches au canon de la messe qui demeura pratiquement inchangé pendant plus de dix siècles. Il joue un rôle important dans la mise en forme du chant « grégorien ». Sa fête est célébrée lors du dimanche des Rameaux.
• Le Roc Redoun, au dessus du hameau de Pomayrols. Sa curieuse position produit l’illusion que le rocher s’apprête à s’échapper du piton qui le retient et à rouler en contrebas.
• Le panorama depuis le Rocher de la Folie.
• L’église de Saint Privat, chapelle rustique du XVIIIème siècle, de style roman (éléments des XIème et XIIème siècles repris dans la construction).
• Le point de vue sur la vallée de l’Olip depuis le plateau de Courry.
Équipements touristiques
• Gîtes : 5 structures
Recoules-Prévinquières (Rocolas-Previnquièras), « au cœur de la vallée de l’Olip »
Altitude : 630 m / Habitants : 428
Présentation
Le village de Recoules
Le village de Prévinquières
Le château de Recoules-Prévinquières
Saint Amans de Varès
Le château de Méjanel
Le sanctuaire Notre-Dame de Pitié de Vallée-Clause
Les Passes
Dans les environs
Équipements touristiques
Présentation
Ce village, autrefois appelé Rocolas, est au carrefour des routes qui mènent aux lacs du Lévézou au Sud et à l’Aubrac au Nord. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, deux familles nobles, les Prévinquières et les Garceval se partageaient les terres et les privilèges de la commune. Les quartiers anciens, son château du XIVème siècle et les places témoignent de cette époque.
L’église du XIVème siècle fut restaurée en grande partie en 1864. Elle renferme un intéressant mobilier :
• Maître-autel (du XVIIIème siècle) : à noter les beaux retables Première chapelle de droite (du début du XVIIIème siècle) : croix reliquaire en argent doré du XIVème siècle, statuette en argent de Saint Jacques (XVIIème siècle), Vierge à l'Enfant (XVIIème siècle), pierre tombale du Moyen Age, etc…
La seigneurie, qui appartint à la famille de Garceval, passa par mariage, en 1761, à la famille de Lastic-Saint-Jal, puis en 1753 aux Vezins.
Prévinquières est une place forte durant l’occupation romaine. Dès son origine, le village s’appelle « Grenoble », non dérivé de « Gratien », empereur romain de 375 à 381.
L’enceinte du village avait un périmètre de 400 m. Jadis, elle pouvait contenir plus de 200 maisons, habitées par 1000 habitants.
Avant les croisades, on l’appelait pervenchiarum castrum. La pervenche, très répandue à cette époque en ce lieu, donna nom au village.
Pendant la période féodale, Prévinquières était la demeure de puissants seigneurs. Le plus illustre d’entre - eux, Bernard de Prévinquières, sacré évêque de Lodève en 1065, participa au fameux concile de Clermont au cours duquel fut prêchée la première croisade. Il prit la croix et partit pour la Terre Sainte avec Raymond IV, comte de Toulouse et du Rouergue.
Un prieuré et l’ancienne église paroissiale de Saint-Jean del Cloquier, à la nomination de l'évêque de Rodez, se trouvaient à l'emplacement du cimetière.
Au XVIIème siècle, ces bâtiments étaient déjà en ruine. Le patronage de Saint-Jacques (Prévinquières est en bordure d’un des nombreux chemins qui mènent à Saint Jacques de Compostelle) aurait été donné à l’église vers 1743.
Dans le bourg, qui était fortifié, se trouvait une chapelle dédiée à Notre Dame de Pitié (XVIIème siècle) ; elle devint église paroissiale au XVIIème siècle et prit le nom de Saint-Jacques après le Concordat (1801). On peut admirer des vestiges romans dans l’édifice (portail).
A l’époque, Prévinquières était le chef-lieu de la commune. En effet, la présence des seigneurs de Prévinquières assurait un poids économique ; et l’économie était assurée par les foires et marchés qui s’y tenaient.
Mais dans les années 1840, avec l’arrivée de la route Rodez-Sévérac, l’exploitation des mines de charbon de Méjanel et des fours à chaux, le centre économique se déplaça autour de Recoules et Prévinquières perdit sa suprématie. Vers 1845, le chef-lieu de la commune est transféré de Prévinquières à Recoules. En 1880, l’arrivée du chemin de fer conforte cette situation.
Belle vue panoramique sur la vallée de l’Aveyron depuis le village.
Le château de Recoules-Prévinquières
Il s’agit d’une grande bâtisse en quadrilatère avec des tours d'angles, selon un modèle fréquent dans le pays au XVIIIème siècle : portail du XVIIème siècle à fronton brisé, donjon remanié par le baron de Gaujal sur le modèle de celui de Tholet (XIXème siècle), escaliers extérieurs et terrasse du XIXème siècle.
Ce petit village de 25 habitants porte le nom de Saint Amans (IVème siècle), qui a christianisé les Ruthènes (grand peuple de la Gaule) et fut le premier évêque du Rouergue.
L’église : remarquables retables baroques restaurés dont deux sont classés Monuments Historiques :
• Retable de Saint Joseph : bois sculpté, peint et doré. Le panneau central évoque saint Joseph dans son atelier de menuisier ; c’est une représentation peu fréquente.
• Retable du Rosaire : bois sculpté, peint et doré. Il montre la Vierge et l’Enfant donnant le rosaire à saint Dominique et à Sainte Catherine de Sienne.
A noter également la peinture murale du début du XVIIe siècle.
L’église est ouverte de Pâques à la Toussaint ; un dépliant y est disponible pour la visite.
Le château de Méjanel, bâti semble-t-il au XVIème siècle, est un parfait exemple des « repaires » construits à cette époque en Rouergue. Peu ou pas modifié, il a conservé, en particulier, ses éléments de défense : ses meurtrières, ses bouches à feu, ses canonnières situées sur ses tours et ses murailles et la bretèche surmontant sa porte d’entrée.
Construit avec des matériaux calcaires et dolomitiques du secondaire (Lias) affleurant à proximité, il s’intègre parfaitement, ainsi que les maisons anciennes du hameau qui l’entourent, dans le paysage de cette bordure du causse de Sévérac.
En 1991, le château fut inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Il appartint successivement aux familles du Claux (ou Duclaus), Micheau de Cabanes, Morel et Bonnefous.
Le sanctuaire Notre-Dame de Pitié de Vallée-Clause
Cette chapelle de pèlerinage fut érigée au XIVème siècle. Elle était la propriété des bénédictines de La Capelle del Vern (commune d’Escandolières). Un ermitage se trouvait en ce même lieu dès le Haut Moyen-Age.
Origine du nom : ce sanctuaire se trouve dans une vallée bordée de part et d’autre de collines boisées. (du latin claustrum : enclos, enceinte )
Légendes :
• Une statue de la Vierge fut découverte près d’un bœuf. Le lendemain, ce même bœuf ayant disparu, son maître le retrouva près de la statue. Le bouvier pria dévotement la Sainte Vierge, raconta son histoire et la population accourut en dévotion.
• Le 14 août 1944, la population qui avait soutenu les résistants installés dans la région pouvait craindre les représailles de l’occupant. La panique s’empara des habitants de Recoules car plusieurs maisons avaient été incendiées à Lavernhe. Le lendemain, 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie, les troupes allemandes quittaient la région. Les habitants y virent un signe de la Vierge Marie et déclarèrent « Miracle, Notre Dame de Vallée Clause nous a sauvés ! »
Aujourd’hui, ce sanctuaire est toujours un lieu de pèlerinage ; tous les ans, au 15 août, les habitants de Recoules, de Lavernhe et des environs s’y retrouvent.
Ce lieu est ainsi appelé car ce pont, bâti sur l’Olip, est le point de passage qui relie Recoules-Prévinquières au Chemin Royal. Il s’agit d’un des derniers ponts de dalles de l’Aveyron. Presque partout, ne convenant pas au matériel agricole, ils ont été détruits et remplacés par des passerelles de béton.
Description : pont à six pilles avec bec triangulaires ; les sept passages de l’eau sont couverts par une ou deux dalles de calcaire. Les paires sont liées par un cerclage de fer à leur extrémité, c’est à dire de part et d’autre de chaque pille.
• Plious : Ancien domaine des Templiers
• La Fageolle : Sanctuaire rural gallo-romain
(Ier siècle avant JC - IVème siècle après JC)
• Camping du Plô *** (pataugeoire, jeux d'enfants, terrains de tennis...) et un village "Huttes de France".
• Aire de pique-nique aux Passes (cf. ci-dessus). Attention : cette aire n’est pas accessible aux campings-cars.
• Gîtes : 6 structures
• Chemins de randonnées :
Circuit « Beauregard » : 6h ; départ du centre du village
Circuit « Histoire et nature » : 2h45, départ du camping de Recoules
• Commerces
Consultez le site du comité d’animations : www.recoules.populus.ch
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Altitude : 740 m / Population : 2458 Habitants
Présentation
Situation
Historique de la ville
Dates importantes de l’histoire de Sévérac-le-Château, de ses origines à nos jours
La chapelle Notre-Dame de Lorette
L’ancienne paroisse de Saint Chély
Saint Dalmazy
Le moulin de la Calsade
Le canton de Sévérac-le-Château
Présentation
Carrefour routier et gare d'embranchement, la ville de Sévérac s'est toujours trouvée à la croisée des chemins. Au temps des relais de poste, Sévérac constituait une étape sur la route allant de l'Auvergne au Languedoc (Nord-Sud), ainsi que sur la route reliant Rodez à Florac (Ouest-Est).
Sévérac-le-Château, domine le bassin étroit alluvial formé par l'Aveyron qui prend sa source à l'Est de Sévérac. La ville se trouve sur les Causses et dans le Parc Naturel Régional des Grands Causses.
Situé à une altitude de 740m, Sévérac a un climat continental adouci par les influences méditerranéennes.
La pluviométrie relevée sur une dizaine d'années est de 940 mm. (Sources : Albert Ginisty - l'Aveyron - Connaissance du Rouergue).
Sévérac le Château est une agglomération double, formée de deux quartiers bien distincts qui illustrent des avantages tour à tour exploités : un site escarpé, facile à fortifier
(le château) et une situation de carrefour favorable aux échanges (la gare). Sans doute utilisée dès l'époque romaine, la butte ne prit toute sa valeur qu'au Moyen Age lorsqu'elle devint le siège d'une puissante baronnie dont l'autorité s'étendait jusqu'aux gorges du Tarn. Ses seigneurs furent de toutes les luttes, de toutes les intrigues : croisade des Albigeois, guerre de Cent Ans, place forte protestante...
Sans doute victime de cette tumultueuse histoire, la bourgade née au pied des remparts mit du temps à grandir. Il lui fallut attendre la création des grandes routes royales de l'Auvergne au Languedoc, puis de Rodez à Florac. A leur croisement, vin, bétail, fromages, étoffes alimentaient un fructueux négoce : un faubourg naquit au pied de la butte. Puis à la fin du XIXème siècle, la bifurcation de la voie ferrée venant de Béziers vers le Nord (Neussargues) et vers l'ouest (Rodez) favorisa l'installation d'un dépôt de locomotives, d’ateliers de réparation et d’un quartier neuf peuplé de cheminots. Ce fut « Sévérac-Gare ».
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La vieille ville, dans laquelle on entre par une porte fortifiée, conserve au long de ses ruelles d'intéressantes maisons des XV et XVIème siècles avec des tourelles en encorbellement, notamment la maison des Consuls, dans la rue de la ville donnant sur le marché couvert, qui présente une très belle fenêtre avec un encadrement finement sculpté et aussi la fameuse "Maison de Jeanne" sans doute la plus ancienne maison du Rouergue.
* Avant et après saison : Découvrez les modalités de visites du château et de la cité médiévale dans notre rubrique festivités (visites et animations du patrimoine).
* En saison (juillet et août) : Découvrez les modalités de visites du château et de la cité médiévale dans notre rubrique Pass'Découverte
* Parcours ludique dans le site historique : Geoffroy le gentil petit fantôme de la cité et du château invite les enfants de 6 à 16 ans à participer à de grands jeux découverte.
* Contacts Office de Tourisme : 05-65-47-67-31 - otsi.severac@wanadoo.fr
Avec l'arrivée du chemin de fer et le développement de la ligne Rodez - Millau, en 1880, la gare de Sévérac connaît un important trafic qui ne cessera d'augmenter avec la ligne des Causses : Paris - Millau - Béziers.
Sévérac est alors une ville cheminote forte de 1 800 habitants autour du seul quartier de la gare. C'est une véritable plaque tournante entre Millau - Béziers, Rodez - Toulouse et Marvejols - Clermont-Ferrand. Sévérac a également été, jusqu'en 1953, un dépôt de locomotives à vapeur.
L'arrivée de l'A 75, en 1990, renforce encore aujourd'hui ce rôle de ville-relais.
Sévérac développe aujourd'hui son activité autour d'ateliers de mécanique et de l'industrie du meuble. Mais ce sont surtout les activités tertiaires (tourisme, commerces, administrations) et rurales (agriculture et élevage) qui sont développées à Sévérac. Pour en savoir plus consultez les rubriques : cadre de vie et économie
Dates importantes de l’histoire de Sévérac-le-Château, de ses origines à nos jours
- 2500 : Traces de peuplement sur la région (nombreuses nécropoles mégalithiques : dolmens)
- 50 : Colonisation de la région par les Romains
Les Sévérac
Vers 883 : Premières mentions écrites du nom de Sévérac : Severiacum (propriété de Severus, probablement nom d'un grand propriétaire foncier de l'époque). Sévérac est le siège d'une viguerie (viguier : délégué par le seigneur pour la basse justice et les autres administrations du domaine)
1003 : Gui Ier fonde probablement le couvent de Bénédictines et l’église Saint Sauveur
1214 : Déodat de Caylus, cathare et seigneur de Sévérac, se soumet à Simon de Montfort (pendant la croisade des Albigeois)
1270 : Avant de partir à la croisade, Gui IV accorde des allègements et des franchises d'impôts importants aux habitants de Sévérac
1418-1422 : Amaury de Sévérac (1365-1427), Maréchal de France, baron de Sévérac, crée les foires de Laissac et Sévérac. Il fait réaménager la fontaine romane de la Cité Médiévale
Les d’Armagnac
1427 : A la mort d'Amaury de Sévérac, la famille d'Armagnac hérite des terres des Sévérac
1435 : Agrément par Jean IV d'Armagnac de la charte présentée par les Consuls, institution qu'il vient de créer
1444 : Le dauphin, futur Louis XI, prend le château par la force et confisque les biens de la famille
Les Arpajon
1508 : L'héritage d'Amaury de Sévérac, après un procès de 92 ans, revient à Gui d'Arpajon (Arrêt du Parlement de Paris).
1560 : Antoine d'Arpajon, baron de Sévérac, adhère au protestantisme
1569 : Charles d'Arpajon prend le commandement du parti calviniste en Rouergue
1586 : Charles d'Arpajon défend victorieusement le château contre le duc de Joyeuse (commandant d'une armée du roi de France catholique)
1620 : Jean V d'Arpajon abjure le protestantisme. Reconstruction de l'église Saint-Sauveur
1607-1650 : Reconstruction du nouveau château de Sévérac dans le style Renaissance- préclassique
1637-1679 : Sous le marquis Louis VI (1590-1679), duc et pair de France, la famille des Arpajon, barons de Sévérac, atteint son apogée
1654 : La chapelle Notre-Dame de Lorette est bâtie sur une colline face au château
1692 : Perte des pouvoirs des consuls ; le roi Louis XIV nomme un maire pour la communauté.
Sous Louis XV et Louis XVI sont tracées les routes royales qui deviendront les nationales 9 (de Béziers à Moulins : axe Paris -Espagne) et 88 (de Toulouse à Lyon)
La période révolutionnaire
1793 : La guillotine est installée à Sévérac. Le château est mis sous séquestre.
1794 : La duchesse de Biron, marquise de Sévérac, meurt sur l'échafaud à Paris.
1799 : Vente du château à M. Couret, marchand de biens
Développement de Sévérac par les voies de communication
1840 : Ouverture de la route Florac-Mende
1880 : Ouverture des voies ferrées Rodez-Sévérac-Millau et essor du quartier gare
1888 : Ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Espagne
1920-30 : La population de la commune atteint un maximum de 3500 habitants (2524 en 1999)
Préservation du patrimoine
1932 : Décret de classement du château au titre des Monuments Historiques
1936 : Premiers travaux de sauvegarde du château sous l'égide du ministère des Beaux-Arts
1966 : Achat du château par la commune
1986 : Intensification des travaux de restauration du château
1998 : Arrivée de l'autoroute A 75 (axe Clermont Ferrand - Béziers); ouverture de l'aire de l'Aveyron et de la Zone d'Activités Départementale ; Début de l'aménagement de la route nationale 88 en 2 fois 2 voies.
2000 : Début des travaux de réaménagement du quartier gare
La chapelle Notre-Dame de Lorette
En 1651, le duc Louis d’Arpajon, seigneur du château de Sévérac aurait fait construire, en face de la butte de Sévérac, cette chapelle en expiation de la mort de son épouse Gloriande de Thémines (qu’il aurait fait assassiner) et pour racheter les crimes de sa mère, Jacquette de Clermont.
Il accomplit auparavant un pèlerinage à Rome et à la Santa Casa de Lorette en Italie. Il s’agit de la maison natale de Marie à Nazareth. Cette bâtisse aurait été transportée par bateau par plusieurs croisés de Palestine en Italie.
La chapelle Notre-Dame de Lorette de Sévérac est la réplique exacte de la Santa Casa de Lorette en Italie. Devant l’afflux des pèlerins, le duc d’Arpajon fit bâtir, dès 1658 la chapelle Saint Joseph attenant à N-D de Lorette, puis la chapelle Saint Louis au-dessous de laquelle une autre chapelle fut dédiée au Saint Sépulcre.
Enfin, les logements pour 12 ecclésiastiques furent terminés en 1666. La communauté y vécu 130 ans.
La chapelle N-D de Lorette contient le cœur du duc, celui de sa mère et celui de sa seconde épouse, Marie de Simiane.
Sous la Révolution, les bâtiments furent pillés, profanés puis vendus comme biens nationaux.
Le sanctuaire de la colline ne fut restauré qu’en 1854 lorsque les pèlerinages se développèrent à nouveau. Aujourd’hui encore, les exploitants agricoles du canton et du Massegros (en Lozère) viennent prier N-D de Lorette pour demander la pluie lorsque la sécheresse de l’été devient trop brûlante.
Depuis quelques années des bénévoles assurent la restauration de l’édifice, et en particulier les logements de l’ancienne communauté ainsi que la chapelle Saint Louis.
L’histoire de la Statue de N-D de Lorette : Au cours de ces pillages, une statue de la Vierge Marie fut profanée. Une petite bergère, Marie Verlac, du hameau de Cayrac, dissimulée dans les taillis n’avait rien perdu de la scène et s’empressa de déplacer la statue dans une haie, pour venir la chercher la nuit et la cacher dans une grange du hameau de la Calsade en contre bas.
C’est ainsi que chaque soir, au moment de la prière familiale, la bergère ne manquait pas d’ajouter « un Pater per ocquelo qu’es ol palio » (un Notre Père pour celle qui est cachée dans la grange), sans que quiconque ne comprit le sens de ses propos. Lorsque le culte fut rétabli, marie dévoila la présence de la statue qui fut portée dans l’église paroissiale Saint Sauveur, où elle se trouve encore aujourd’hui.
L’ascension de cette butte (Puech de Gudet), face au château, est très agréable. Vous découvrirez au sommet la chapelle et un beau point de vue sur le bourg et le château.
L’ancienne paroisse de Saint Chély
Située à 2 km au Sud de Sévérac, l’église de saint Chély fut très longtemps l’unique paroisse du Sévéragais. Ce n’est qu’en 1150 que les habitants du bourg de Sévérac récupèrent l’église du monastère de bénédictines situé dans la cité médiévale. Les habitants ont dès lors leur église, paroissiale et monastique, au cœur de leur cité. De nouveau sans paroisse entre 1407 et 1787, les habitants du bourg dépendent de la paroisse de Saint Chély. Après le Concordat (1801), la moitié des fidèles seront orientés vers d’autres églises plus proches de leur lieu d’habitation.
En 1965, Saint Chély est rattachée à la paroisse Saint Sauveur de Sévérac.
Le titulaire de cette paroisse est Saint Eloi (Eligius en latin), nom qui en s’altérant est devenu Saint Chély. Né en 588 en Limousin, il devint trésorier du roi Dagobert. A la mort de celui-ci, il se fit prêtre. En 641, il est consacré évêque de Noyon-Tournai (Oise). Il évangélisa les Flandres et la Frise avant de s’éteindre en 660.
Visite : l’édifice est actuellement en restauration grâce à l’action de bénévoles. Une animation sonore et un éclairage de l’édifice sont en projet afin de vous faire profiter au maximum de la beauté de ce lieu.
La première église de Saint Dalmazy fut sans doute construite au IXème siècle par les moines du monastère fortifié de La Canourgue dépendant de l’abbaye de saint Victor de Marseille.
Au début du XIIème siècle, la communauté de bénédictins de Saint Théofred reçut le monastère de Saint Sauveur (dans Sévérac), les prieurés de Sévérac et les églises de Saint Dalamazy et de Gaillac d’Aveyron.
Le corps principal du bâtiment est construit sur un plan basilical dont le principal élément est une salle rectangulaire divisée en trois parties (les deux bas côtés et la nef).
Au XVIIème siècle, l’église abbatiale, agrandie, devient également paroissiale.
Saint Dalmas : évêque de Rodez du VIème siècle qui bâtit la première cathédrale de la ville et délimita et structura les paroisses en Aveyron, dont celle du sévéragais, Saint Chély
L’édifice fut probablement construit entre le XIème et le XIIème siècles par les moines du Puech Agudet (où se trouve actuellement Notre-Dame de Lorette). Entre 1790 et 1792, le moulin est modernisé : creusement des bassins - réservoirs, édification de la digue de l’étang, aménagement d’un canal pour amener les eaux du Verlinque et d’une cascade pour le trop plein.
Le canton de Sévérac-le-Château :
Situé à mi-chemin entre Rodez et Millau, à l'Est du Département, le canton s'étend sur une superficie de 208,85 km2 avec une population de 4053 habitants (1990) soit une densité de 19 habitants/km2.
Outre Sévérac-le-Château, le Canton comprend les communes de Buzeins, Lapanouse, Lavernhe et Recoules Prévinquières.
Le Canton appartient à l’ensemble géologique des Causses (terres calcaires avec affleurements granitiques et traces de coulées basaltiques dans la région de Buzeins).
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